Dans moins de 15jours au mieux bébé 2 sera là et autant vous dire que j'ai le trouillomètre en ébullition.
Non que je ne souhaite découvrir sa magnifique bouille, mais le retour à la case " accouchement" ne me rend pas folle de joie.
Déjà il faut se traîner jusqu'à la maternité...Penser à eviter les heures de pointes et les bouchons et par la même occasion de balancer des noms d'oiseaux très exotiques à Mr sous prétexte qu'il n'a pas pris le chemin le plus court.
Ensuite, il faut courir, enfin ramper, enfin se faire " tirer" jusqu'à l'accueil de l’hôpital. Oui car dans mon hôpital même le jour J, il faut se faire enregistrer avant de pouvoir consulter une sage femme...Là aussi la secrétaire a plutôt intérêt à se faire très rapide ou je bouffe la machine à tickets telle une lionne.
Merde alors on est pas chez le boucher, drôle d'idée que de devoir prendre un ticket le jour de son accouchement!
"Bonjour numéro 48 vous venez pour? " "Une escalope? Un poulet? " "Non juste pour vous lâcher le petit deuxième sur le carrelage si vous ne faites pas très vite". Essayez en plus d'avoir le sourire avec 40 contractions douloureuses à la minute et là vous gagnez 20 points!
Quand on parvient ENFIN à être prise en charge, il faut savoir faire preuve de patience et attendre l'anesthésiste...
"Bordel de bordel il vient le gars à la grosse piqûre?!". "Ah non Madame, il faut attendre un peu votre col n'est pas assez dilaté et de toute façon l'anesthésiste est déjà pris".
Alors à ce moment tu n'as qu'une envie, tirer la sage femme par les cheveux et lui taper la tête contre les barreaux du lit pour lui montrer combien t'es juste légèrement mais juste très légèrement " chafouin" que Mr l'anesthésiste prenne son temps car il termine sa discussion avec le bel interne au sujet de ses dernières vacances au ski. ( On se doute bien que l’anesthésiste s'occupe de plusieurs accouchements, mais une maman qui souffre s'en fou royalement des autres!!).
Puis, le travail opère ou pas...Il faut pousser et encore pousser, suer, vomir, crier, chanter, s'en prendre encore et toujours à Mr, et reprendre ses esprits ou pas...
On entend des mots comme " épisio" " déchirement" " forceps" et sur le moment on a pas spécialement envie d'en savoir plus..."Ah Madame le petit vient de vous déchirer en passant, On va vous recoudre, vous allez encore douiller et puis la cicatrisation sera longue".
Enfin, quand le petit est là on se dit " chouette c'est top, je m'habille et je repars chez moi non?"
Ben non...Il y a parfois un curetage...et hop un petit tour à nouveau par la "case vagin". Il n'est pas susceptible Mr vagin car autant vous dire qu'il en voit des vertes et des pas mûres.
Ensuite si tout va bien on remonte en salle se reposer...Se reposer...LA BONNE BLAGUE. On doit gérer un vagin handicapé, un corps invalide, une tête sans brushing, les visites de l'entourage et un enfant qui veut gloutonner. Genre ça serait pas mal que le gamin arrive au monde équipé d' un bouton ON/Off. J'sais pas petite on m'offrait ce genre de poupon à noël. Publicité mensongère...On devrait expliquer dès le plus jeune âge le côté ingrat de ce petit truc en grenouillère !!
Bon après ce descriptif élogieux de l'accouchement ( et encore je ne vous expose pas tous les cas de figure) vous comprenez mieux pourquoi je suis en mode " pitié je ne veux pas accoucher", mais je crois que c'est un peu tard non...
Note pour plus tard, ne plus approcher mon homme durant les 40 prochaines années ;-)
