Attention, attention, tenez-vous prêts, voici à présent la fameuse histoire de la voisine de Trifouilli-les Oies.
On se dit toujours « Chouette ! Je change de commune, je change de résidence, mes nouveaux voisins vont être adorables, ouverts, accueillants » et encore beaucoup d’autres adjectifs valorisants. Mais ce qui est vrai partout ailleurs, n’est pas vrai à Triffouilli…
Je m’explique…
Notre entrepreneur qui a fait les travaux dans notre appartement, devait venir boire l’apéritif nous apporter la facture, et comme c’est un
homme attachant, sympa, bon vivant (Bref, il ne vit pas à Triffouilli, vous l’aurez compris), nous lui avons demandé de rester prendre un verre.
Mais ce que j’ignorais, c’est qu’il avait garé sa voiture, au mauvais endroit…Sur la place réservée à la voisine (Ne jamais faire ça à Triffouilli).
Il lui avait visiblement laissé un petit mot du genre (Je suis au premier étage, n’hésitez pas à venir défoncer frapper à la porte si ma voiture
vous gène).
Donc, au milieu de notre apéro, après avoir dégusté de bonnes chips aux épices, nous entendons frapper à la porter « TOC TOC TOC ».
Qui est- là ? Le facteur ? Arf ! Non ! Ce n’était pas le moment de plaisanter.
Notre entrepreneur comprenant immédiatement de quoi il s’agissait, fonça à la porte, ouvra, s’excusa, et partit déplacer sa voiture.
Pendant ce temps la furie faisait les 400 pas dans le couloir.
Je pris un couteau Armand, et je suis descendue voir ce qui se passait.
« Bonsoir » dis-je…Telle une personne polie.
Pas de réponse…
Et la furie rétorque ceci
« Dépêchez-vous de libérer la place, car la dernière fois qu’une personne a fait ça, elle s’est retrouvée avec les 4 pneus dégonflés »…
Gloups…Quel accueil ! Quelle sympathie !!
Après avoir râlé encore 5 bonnes minutes, la voilà qui s’avance vers nous (j’avais un gilet par balles au cas où) et nous demande
«Sinon vous avez bien emménagé ? Vous n’entendez pas trop nos enfants ? (Tu m’étonnes s’ils leurs dégonflent les pneus de leurs petites voitures, on ne risque pas de les entendre)…
J’ai voulu engager la conversation, et comme j’ai cru qu’elle avait deux garçons, j’ai osé lui dire « Vous avez deux petits garçons ? »
« Non ! Une fille un garçon » me dit-elle en grognant…
Le moment était venu de jouer les hypocrites
lui passer de la pommade.
« Non ! Nous entendons absolument pas vos enfants, casse-toi la figure dans les escaliers bonne soirée à vous ».
Et là, elle rajoute « C’est logique que vous n’entendez pas la dernière, elle ne sait que ramper » (Si elle est comme toi, on va bientôt l'entendre hurler...)
Grrr, c’est qu’elle nous aurait mordu la madame !!
Et voilà donc la première rencontre avec l’ours brun notre charmante voisine!!
Que du bonheur !!